Tout ce qui a été posté par Sardanapale
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Le salut du Wheeler
Une roue démocratisée, par exemple, c'est une roue enfin au prix qu'elle vaut (c'est-à-dire un gros billet de 1000, acheté neuf : une trottinette chinoise aux performances et à la finition équivalentes à celles d'une roue, c'est 600 max, juste parce que les gens savent en faire et n'en ont pas peur. Les nouvelles roues actuelles sont aux prix d'un marché de niche et flirtent plutôt avec les 3500€). Une roue démocratisée, ça veut dire que tous les producteurs passent en IPX7, sur les batteries (et sans doute sur la roue entière) dans les 2 ans. Une roue démocratisée, c'est moins d'accidents pour cause de "Ah mon Dieu, je sais pas comment ça marche son truc, je laisse passer ou pas ? Merde ...". C'est aussi sans doute des batteries mieux protégées qui crament moins (comme Begode essaie d'en développer), des équipements de protection adaptés, des gens moins stressés quand on roule sur route, des roues réellement finies sans consommateur réduit au beta test, des normes constructeur sur les distances de freinage, un marché réel pour une large offre de pneus développés pour cet usage, etc etc. En gros tout ce qui sépare une trottinette électrique haut de gamme du début des années 2000 (un jouet dangereux et cher) et celles qu'on voit apparaître maintenant (un outil de déplacement moderne, rapide et assez sûr pour que des villes en proposent aux touristes sans crainte) : prix, sécurité, qualité des pneus, qualité d'assemblage, protection contre l'eau. Prenons ça. Bon. Ça coûte 600 balles neuf, tu peux la jeter entière dans l'eau et rouler dès que tu la sors sans la sécher. Ça a des vrais freins, c'est pas fait en plastoc, le pack batterie est coincé dans du métal et fait 13Ah. Concrètement, tu remplaces le moteur 600W par un moteur 2000W pour un coût constructeur de 300 balles (pas particulièrement un problème), et fonctionnellement, tu as une roue de finition très supérieure à ce qui se fait couramment, très safe, que tu peux sortir sans jamais avoir à te demander s'il va pleuvoir, pour un billet de 1000. Pourquoi Begode peut sortir des merdes en plastique qui crèvent dans l'eau et dont les ports de charge se barrent en couille au moindre choc à 2000 boules ? Parce que pour chaque wheeler, t'as 75 trotteurs. C'est aussi bête que ça.
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Le salut du Wheeler
La vraie question de ce genre de sujets est le sentiment d'appartenance, plus qu'une obligation théorique. Savoir si le salut durera ou s'éteindra, s'il doit ou pas être ouvert aux autres EDPM se ramène à un ressenti tout bête : Vous sentez-vous "en communauté" vis à vis du wheeler moyen, du trotteur moyen ? Si oui, les chances sont bonnes pour ce soit vrai des autres et que le salut perdure. Dans le cas inverse, l'usure et la paresse ayant tendance à fléchir les comportements sur le moyen-long terme, le salut disparaîtra sans doute. Notez que ce n'est pas forcément un mal en soi, hein ? La disparition du salut et du côté "communauté pionnière" du truc peut aussi accompagner une démocratisation et un "dégadgetisation", pour le faire éclore du statut de jouet pour riche ou retraité/moyen de transport dangereux et mal appréhendé par la populace, un peu en sursis au niveau de la loi et des normes constructeurs, vers un moyen de transport largement partagé, normé, compris par la plèbe et plus sûr. Certains pourraient certainement trouver que le jeu en vaut la chandelle même si le côté "commu de passionnés" en souffre un peu. Si 8% de la population d'une ville comme Paris se déplaçait en wheel, il est à peu près certain que plus personne ne se dirait bonjour, si on est réaliste. Et tout aussi certain que plus aucun constructeur ne se laisserait aller à sortir des roues avec de gros problèmes de sécurité, parce que la concurrence les saignerait instantanément. Dans les années 20/30, les motos étaient un truc de pionniers, souvent fortunés, qui prenaient des risques et casquaient de la thune par passion. Il est hors de doute qu'ils avaient des contacts plus chaleureux que les motards d'aujourd'hui quand ils se croisaient. Mais c'est à mettre en rapport avec le fait que leurs moteurs explosaient quand ils foiraient leur mix d'essence, que chacun se faisait ses équipements de protection un peu comme il sentait, qu'il fallait de larges compétences de mécano pour oser monter sur une bécane, et que ça coûtait un bras. L'opportunité de rouler sur une kawa d'occase pour 2000 balles sans se dire qu'on va mourir parce que les freins ont été bricolés par un amateur... par quelque bout qu'on le prenne, ça ne vaut pas rien non plus. Concrètement par exemple, ça veut dire que j'ai pu être motard sans porter un nom à particule ou devoir faire partie d'un club, et que j'ai pu me planter 2 fois fort sans rien me casser. Est-ce-que le sentiment d'appartenance communautaire d'une poignée valait que je n'aie jamais accès au plaisir du 2 roues, ou que j'y laisse mes jambes et mes omoplates ? C'est une question qui se pose à chacun. Tout ce que je voulais dire, c'est qu'il s'agit de vases communicants : ce qu'on trouve en élitisme, on l'a pas en standardisation, et vice-versa.
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Quelle roue < 20kg ?
Je prendrais une V8F (ou encore mieux S), si tu fais 43 kilos et dois pouvoir la trimballer. On est autour de 14 kilos (ce qui reste gérable) et ça va quand même te donner un bon petit boost.
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Autodidacte
Absolument. Pour s'en convaincre, il suffit d'observer des réactions de dismutation : la nature chimique de ton élément change au fur et à mesure qu'il "gagne" ou "perd" des particules. Ce qui achève de démontrer bel et bien que les particules du noyau ou du cortège électronique qui n'ont pas été échangées sont de nature commune entre tous les éléments.
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Je suis sans famille et je m'appelle Rémi !
Ah. Jamais été, alors. Il faudrait que je me bouge le cul et que je visite le Luxembourg un peu sérieusement, un jour. Comme à peu près tout le monde en France, j'ai longtemps pensé (contre le bon sens, vu la taille du bouzin sur la carte) que le Luxembourg était réductible à une ville, qui elle-même ne serait qu'une grosse banque. Un peu comme un genre de Vatican qui aurait remplacé sa basilique par un coffre-fort, pour schématiser. J'avais donc été agréablement surpris en m'y baladant vers l'âge de 15 ou 16 ans, et constaté que non seulement c'était pas si petit que ça, mais même que c'était plutôt bucolique et mignon comme coin, une fois qu'on sortait de Luxembourg-ville.
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Quelle gyroroue pour 800€ de budget ? (occasion)
Bah, une V8S lui offre à peine plus de couple et de vitesse qu'une V8. Et puis, comme tu le fais observer, c'est pas comme s'il risquait de trouver une seconde-main...
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Je suis sans famille et je m'appelle Rémi !
C'est gentil. Lenningen Luxembourg, ou Lenningen-Stuttgart ?
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Je suis sans famille et je m'appelle Rémi !
Merci, grand chef !
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Je suis sans famille et je m'appelle Rémi !
Eh bien... quel accueil ! Merci beaucoup, les gars. Au plaisir de vous croiser, ici, là ou ailleurs. Sinon, je vois que certains comme @King Size ou @Karasu savent mettre leur localisation pour qu'elle apparaisse sous leur museau, mais j'ai pas trouvé la rubrique dans "Profil". Vous savez où elle se trouve ?
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Je suis sans famille et je m'appelle Rémi !
Bon. Quant à me balader dans la vie ou parcourir la ville avec tous mes amis, je demande que ça, mais il me manque encore la roue. Et les amis. Je sais... C'est quand même un peu la tristesse quand tu t'assimiles à un perso de tire-larmes d'il y a 40 balais, et que même sa vie de gros schlague poissard (tissée de coups et blessures et de contacts malaisants avec des vieux punks à chiens qui lui enseignent la mendicité sous la neige) lui permet de chanter des trucs qui te sont interdits. C'est sans doute le signe que les dernières grandes orientations de ma vie ont été quelque peu suboptimales... Qu'importe ! Je ferai ma psychanalyse plus tard. Pour l'heure, disons que j'ai flashé sur les démos d'Hirsute et les vidéos de Bonheur (Oui... Le pied !), qui m'ont donné envie de me mettre à la roue. J'ai donc consciencieusement passé 2 heures à me ramasser la gueule comme un parkinsonien anémique sous le regard compatissant de Brandon (eucclubhouse, les stands universels en PLA, toussa toussa), ce qui porte mon temps total d'expérience de la roue à la durée vertigineuse de... 2 heures. Le délire m'a bien plu, mais comme j'ai encore beaucoup de matos BDSM à acheter pour apaiser les moiteurs estivales des touristes désœuvrées que le bon Dieu trouve à mettre sur ma route dans ses instants de cruauté et de misogynie ordinaire... GÉPLUD' THUUUUUNES ! Du coup, avant de lâcher un gros biff sur ma-vraie-roue-définitive-rien-qu'à-moi-que-j'aimerai-même-que-je-l'appellerai-Corinne-et-qu'elle-dormira-avec-moi-dans-le-lit-pendant-que-les-coups-d'un-soir-auront-droit-au-coussin-du-chien, je cherche à me faire les griffes sur une roue ayant bien vécu, à prix très modique mais capable d'endurer le poids de mon affection : un quintal de tendresse, une bagatelle. Par ailleurs, je serais toujours bien content de rencontrer des wheelers pour m'aiguiller dans la recherche de ma future monture, boire le coup, et me laisser rouler avec eux sitôt que j'aurai déserté la condition infamante de piéton et que je pourrai dépasser le 10 à l'heure sans menacer de strike la moindre quille ayant l'audace de respirer dans un rayon de 300 mètres. Pour le reste... j'ai le goût des langues, des textes et des auteurs, des voyages lointains (j'ai notamment passé beaucoup de temps en Afrique de l'ouest et centrale), des expérimentations neurochimiques, et des sciences. Si bien que nous nous trouverons sans doute un sujet commun si vous en avez marre de parler de roues. Voili voilou, bisous barbus en partage et paix dans le monde. R.