Petite nuit ou les éclairs et deux ou trois gouttes d’eau seront venus troubler notre sommeil vers les 04h. C’est donc avec les paupières bien lourdes que nous reprîmes cette splendide Vélo-Francette que nous quitterons pour la route des crêtes gentiment suggérée par l'ami @Thy-B avec une magnifique vue panoramique au niveau d’un site de décollage de deltaplanes. En pleine Suisse Normande, après une pause à la roche d'oëtre, nous serons sous le charme fou d’un décor idyllique qui me rappelait celui de mon Auvergne chérie : De solides et vieilles masures en pierres égrainées au gré d’un relief vallonné à souhait, ou prés et bois se succèdent harmonieusement, le tout desservi par une petite route sinueuse des plus tranquille. Nous aurons ici dévié du parcours initial sur près d’une cinquantaine de kilomètres, pour atteindre la charmante ville de la Ferté Macé par une chouette piste récupérée à hauteur de Briouze. La base de loisirs de la ville se révèlera aussi charmante qu’accueillante. Pique-nique, recharge et baignade au programme. Belle rencontre avec un sauveteur-gardien condamné à rester sur place sur toute la période estivale, nuits inclues. Nous y dormirons, et nous y baignerons une dernière fois aux aurores, avant le petit déjeuner pris au centre-ville avec de joyeux locaux d’un certain âge, surpris par notre improbable moyen de transport. C’est après une courte démonstration à la demande du curé, et sur le parvis de son église, que nous reprendrons la route sur la très roulante Véloscénie à vive allure, pour atteindre Alençon avant la fermeture dominicale des commerces. Le Maine quasiment traversé, nous ferons une halte recharge sur le plan d’eau du Mêle-sur-Sarthe ou l’infrastructure pour voyageurs électrifiés nous aura pleinement donnée satisfaction, contrairement à sa pataugeoire engrillagée horriblement bondée que nous aurons judicieusement délaissée. Reprise de la Véloscénie en direction de Nogent-le-Rotrou pour une baignade de nouveau manquée sur le plan d’eau de la Borde ou la base de loisirs exclut malheureusement la baignade. Pause malbouffe et recharge au macdo, avant de s’éloigner de cette ville morte, à la recherche d’un coin pour la nuit. Levés aux premières lueurs, et après un amuse-bouche de mures, nous reprîmes la route vers Chartres, ou nous rechargerons montures et monteurs en plein centre-ville, avant d’aller admirer l’imposante cathédrale au cœur si finement ciselé. La suite sur les bords de l’Eure, ne présenta guère d’intérêt, hormis le château de Maintenon que nous avons eu la mauvaise idée de ne pas aller voir, sans doute par fatigue accumulée. Celui de Rambouillet sera cependant au programme, au terme du périple. Gare de Rambouillet direction Montparnasse, séparation sans effusion, métro avec escaliers, puis train plein est jusqu’à Esbly. Enfilage du gilet réfléchissant de nouveau obligatoire pour les quelques kilomètres restants. Arrivée à 23h15 au bercail, épuisé au point de zapper le décrassage, et nuit complète sur le canapé. 800 km en six jours sous fortes chaleurs pour ce quatrième roadtrip. Les appuis bleuis pour la première fois, je suis bien content d’être rentré, mais reste ravi d’avoir réalisé pareille virée. Merci aux compagnons d’aventure @malko05 aka EasyWheeler et @Jolie thorax. Il y aurait encore mille choses à narrer, la playliste audio, notre punkitude, le bout de piste aéroportuaire, le lavoir d’Ugo Bibron... En espérant que le champ des possibilités gyrorouelistiques du plus novice d’entre nous sur ce genre d’embardée se soit élargi. Bien à vous. Ps : Surprise du retour avec la découverte de la nouvelle kingsong F16 🤗
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matou77 , · Posté(e) il y a 11 minutes 11 min