Plus ça va (66 pages alors que pas encore une seule livraison en France !) plus j'ai l'impression d'être un extra-terrestre au pays des wheelers.
Il semble que la seule motivation à l'achat de la S-18 soit de pouvoir (enfin !) descendre les escaliers, et celle pour ne pas l'acheter qu'elle n'a pas assez de batteries.
Moi je l'ai commandée pour une seule raison : le confort. A la fin du confinement j'étais en manque, la première semaine de liberté je l'ai passée sur ma 18-L. Avec une forte proportion de chemins forestiers, et dans une moindre mesure de routes pavées. En me disant que des suspensions ça rendrait le ride sacrément moins éprouvant et surtout plus safe, les pieds ne changeant en principe plus trop de position sur les pédales au fil des chaos.
Loin de moi l'idée d'aller descendre des escaliers à longueur de journée comme nous le montrent les vidéos des pros. Je tiens trop à ma colonne vertébrale, qui risquerait gros en cas de pépin. Non, non, je vous assure, je ne vise que le confort sur les pavés et les chemins de terre, que je n'envisage pas non plus de négocier à 40 km/h une fois que Désirée sera enfin là.
Quand à l'autonomie "réduite"... on est un peu dans le délire. Avec le même moteur et une batterie un poil plus grosse que la 18-L, je ne vois pas pourquoi la S-18 serait limitée à des distances ridicules. La 18-L avec son autonomie de 65 à 70 km, si je ne m'abuse, est plutôt cataloguée "randonneuse" que "urbaine multi-modale". D'aucuns se sont lancés dans des tours de France à son bord, avec un certain succès. Je je ne vois pas pour quelle obscure raison la S-18 ne permettrait pas d'en faire autant avec batterie et moteur quasi identiques. Seule une poignée de wheelers ont besoin (?) de plus d'autonomie. Perso au bout de 60 km je ne vois pas arriver d'un mauvais œil la pause recharge : j'en ai plus besoin que ma roue !