Nous fumes trois au départ comme à l’arrivée : ce n’était pas gagné ! L’heure du départ ne fut pas respectée pour diverses raisons, dont les habituels travaux d’été des transports en commun. Plein ouest par le Vexin jauni comme partout par le manque d’eau. Des petites routes de campagnes et chemins poussiéreux nous menèrent droit au parc du superbe château de Théméricourt pourvu de prises à notre intention. Puis les bords de Seine aux falaises crayeuses ou le troglodytique pullule, avec un premier arrêt contemplatif au pied du château de la Roche-Guyon. Puis un second sur le promontoire du château Gaillard, d’où une marrée humaine s’était agglutinée pour admirer l’éclipse. Très belle vue sur toute la vallée. Première baignade à l’étang des deux amants, où nous passerons la première nuit. S'ensuivit la périphérie industrielle rouennaise que nous traversâmes sans émerveillement, avec, pour seul intérêt, plusieurs traversées de Seine sur de polluants ferrys. Le visuel des eaux du fleuve ne nous incitant pas à nous y rafraîchir, nous allâmes chercher celles de la base de loisir de Jumièges - Le Mesnil pour faire trempette. Malgré la chaleur harassante, nous progressâmes au point de quitter la Seine, et aux portes du Marais Vernier pour passer notre seconde nuit. Marais Vernier que nous longerons au petit matin en guise d’apéritif d’une journée où la région normande nous en mettra plein la vue. C’est donc au pied d’un massif forestier, sur une petite route sinueuse, et le bocage encore verdoyant à notre droite, que défilèrent de typiques chaumières à colombages : magnifique ! Puis, contraints par la fermeture d’un pont permettant le passage de l’A29, et après quelques tergiversations chaotiques, nous filâmes droit sur Villerville pour découvrir l’immense baie de Seine. À droite les mochetés havraises, à gauche, la manche. Petite brise marine bienvenue, @malko05 aka EasyWheeler nous dégota un restaurant en marge des propositions touristiques : Au potager. Ripaille aussi quantitative que qualitative et café-calva sous les chants chancelants d’un gitan pilier de comptoir hurlant du Ginette Reno à tout-va. Pense pleine, et premier bouton dégagé, nous jouâmes les touristes sur le front de mer des cités balnéaires avec deux baignades à la clef : une à marée haute, et l’autre à la basse, avec le plaisir de gyrorouler sur cette étendue de sable éphémère pour mes deux compères. Reprise de l’avancée sur des sentiers sableux et poussiéreux jusqu’à Ouistreham pour rattraper l’Orne et son canal, sur de la piste rectiligne et très roulante ou nous aurons eu une démonstration de pumping foil. Arrivée à Caen et passage par son port animé, nous continuerons quelques kilomètres encore pour notre troisième bivouac. À suivre...
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matou77 , · Posté(e) il y a 12 heures 12 h