La suite de cette affaire, c’est que les deux fusibles 30A des packs batteries avaient bel et bien sautés également. La carte est morte évidement. Bien qu’ayant boudé un moment cette roue que j’aimais tant, du fait qu’elle m’ait laissé tomber au propre comme au figuré, j’avais à l’esprit de la ressusciter en souvenir du bonheur qu’elle m’avait donné. En ce vendredi ensoleillé, et sur proposition d’un ami bricoleur, nous avons entrepris de réveiller la belle du coma dans lequel elle était plongée depuis plus de six mois. Table d’opération à mi-ombre et sous le chant des oiseaux, le concerto à quatre mains se déroula sans encombre dans une quiétude radieuse malgré la période agitée du moment. Carte changée, fusibles remplacés, et condensateurs pré-chargés, la bête reprit sa verticalité immédiatement. Samedi matin, après une courte recharge (97v toujours dans les tuyaux) puis équilibrage, remise en place des repose-pieds et placement d’horribles pads jaunes que je cachais depuis toujours (mais qui s’accorde finalement pas mal avec le haut fraichement imposé par nos élites), j’ai pu re-communier avec ma Shermax. Que du bonheur de retrouver cette roue incroyable de vivacité, d’agilité et de stabilité. Mille mercis au camarade chirurgien !