Salut Christian ! Au risque d'être clivant, je suis du même avis que toi. J'entends par là que j'apprécie "faire partie" d'une petite communauté relativement discrète au regard des autres "disciplines" et la multiplicité des autres engins électriques. J'aime ce sentiment, peut être illusoire, d'être à contre-courant, dans une niche, de profiter discrètement d'une exclusivité ... Je ne suis pas contre le développement, mais pas non plus favorable à la prolifération. Le partage c'est très cool et je suis le premier à faire la promotion des gyroroues, à tel point que je pourrais en vendre ! Je partage volontiers ma passion et encourage tous ceux qui souhaitent sauter le pas et tester ce type d'engin ... Pour autant, égoïstement, je ne souhaite pas voir des wheelers à chaque coin de rue. Tout d'abord parce je trouve que rareté rime avec beauté et parce que c'est grisant de se trouver à la marge, un peu en dehors des normes, quand tout autour de soit ne cesse de se standardiser et/ou de se copier. Je ne suis pas triste de voir débouler de nouveaux pratiquants, au contraire même, mais j'espère secrètement sous mon casque que notre nombre restera réduit afin de ne pas trop donner du grain à moudre à d'éventuels détracteurs gouvernementaux avides de restrictions liberticides ... J'ai le sentiment que ce qui se développe trop bien se voit coller une Target bien visible dans le dos. Un peu comme pour ce qui est arrivé à la trottinette, au point d'être devenue quasi détestable dans l'imaginaire collectif tellement ce mode de déplacement est "plug and play". Grimper sur une trottinette est, selon moi, à l'image de ce qui s'est démocratisé ces dernières années/décennies : accéder rapidement à quelque chose de simple et technique qui ne demande, pour autant, pas trop d'effort et un temps minimal d'apprentissage. La trottinette, c'est surement très bien mais étant très (trop) accessible, ça attire forcément aussi les gogoles dont le cerveau n'est qu'un accessoire. Ce n'est pas un cheminement, quelque chose qui se construit pas par l'effort, la pugnacité et la persévérance. Je pense que notre "discipline" restera toujours à la marge voir exclusive de part sa nature "engagée" pour le commun des mortels et cela me va très bien. Finalement, la question n'est pas tant de savoir si le territoire sera prochainement envahi voir saturé de wheelers, mais plutôt quel genre d'individu est intrinsèquement attiré par la gyroroue ? Qui envisage de se balader, de se déplacer, d'aller emprunter l'autoroute du kiff sur une seule et unique roue entre 25 et 50 km/heure ? Pas grand monde au final ... car cette pratique attire autant qu'elle fait flipper, et la raison l'emporte généralement sur le frisson. Bonne soirée les wheelers