Voici d'abord quelques faits:
Récemment, un agent d'une mairie nettoyait les trottoirs et pistes cyclables avec une machine qui souffle du vent. La machine fait beaucoup de bruit. L'agent porte un gros casque de chantier sur les oreilles pour atténuer le bruit. Je suppose qu'il n'entend pas grand chose sur ce qu'il se passe autour de lui. Résultat, je l'ai heurté car au moment où je passais derrière lui il s'est mis à reculer. Petite chute sans gravité.
Aujourd'hui, un homme est sur le trottoir au coin d'une roue, une baguette à la main. Il semble se demander où aller et s'arrête pour réfléchir. Je ne sais pas ce qu'il lui passe précisément par la tête mais en tout cas, il y a du marquage au sol pour bien indiquer la piste cyclable mais le monsieur s'arrête en plein milieu de la piste cyclable.
Aujourd'hui toujours, le long d'un parc longé par une route nationale, il y a une grand trottoir bien large et une bonne piste cyclable. Un piéton marche sur la partie piétonne les yeux plongés sur son téléphone et se met à dériver de plus en plus vers la gauche (comme s'il allait s'approcher d'un arrêt de bus) et se trouve sur la piste cyclable. Heureusement, j'ai vu depuis assez loin qu'e la personne était plongée dans son téléphone et j'ai vu aussi que le trottoir était très large alors je me suis beaucoup écarté pour ne pas la heurter.
A un endroit quelque part dans le nord de Paris, il y a une bande cyclable qui se trouve en plein milieu des voitures. J'ai trouvé que c'est inquiétant à la base mais une fois dessus je me suis rendu compte qu'il y a des choses en hauteur qui marquent autrement que simplement par un coup de peinture la limite entre la route et la piste cyclable. Une voiture ne peut pas franchir la limite sans être secouée violemment. D'ailleurs, les automobilistes évitent de se rapprocher de ce genre de chose (car c'est comme s'il y avait un mur en gros)
Ce n'est pas parce que nous sommes cyclistes, trotteurs ou wheelers que nous ne savons pas marcher. Il nous arrive aussi d'être piéton. Je constate que malgré une réelle intention de respecter l'usage de la chaussée, il m'arrive de me trouver en plein milieu d'une piste cyclable.
Réflexions:
Il me semble qu'il est plus efficace qu'il y ait une différence de niveau (hauteur) entre la partie piétonne et la partie piste cyclable pour que les uns et les autres réalisent de façon plus nette et automatique la situation. J'imagine que c'est un peu plus compliqué à faire, ça demande plus d'espace, plus d'argent, etc...
Quand il y a des travaux quelconques sur la route, on met de la signalisation temporaire sur la route, on modifie la circulation. On ne le fait pas toujours quand il y a des "petites" choses à faire sur les pistes cyclables. J'ai l'impression que dans l'inconscient collectif on se dit qu'une piste cyclable n'est pas tout à fait une piste roulante comme la route en gros. En effet, il y a probablement moins de risque d'accident grave que sur la route. Cependant, il me semble que c'est quand on est tellement confiant qu'il n'y a aucun risque qu'on lâche complètement la vigilance et qu'un petit imprévu peut devenir beaucoup plus grave que ça ne devrait.
La densité de la circulation sur les pistes cyclables est amenée à augmenter, l'aménagement de nos villes devront probablement être modifié un peu plus en profondeur pour que tout ceci puisse se dérouler de façon satisfaisante, sécurisante pour tout le monde. Peut-être avez-vous vu que la police commence à faire des initiations/sensibilisations à l'usage des trottinettes électriques à des enfants. Très bonne initiative à encourager.
Vivement demain ! (mais vivons bien aujourd'hui d'abord)