Le sujet est fort intéressant, peu traité, et j'ai pas mal de choses à dire. Commençons par parler du freinage courant, sur le plat, ça dure qques secondes et même si ça génère de l'électricité, c'est très faible et justifie les pourcentages misérables de wikipédia.
Passons aux descentes. D'abord, si la pente est assez marquée pour que tu puisse descendre en roue libre en vélo, tu pourras descendre en monoroue même si tu démarres la descente à 3% de batterie puisque tu n'as pas besoin d'énergie. Si la pente est faible en gradient, tu pourras descendre sans énergie lentement, si la pente est plus forte tu pourras accélérer toujours sans tirer sur la batterie, l'énergie potentielle de l'altitude perdue compensant la lutte contre la trainée aérodynamique. Si le gradient est encore plus fort et t'oblige à retenir la roue pour ne pas aller trop vite, non seulement tu ne consommes pas d'énergie mais tu en produits, donc tu recharges ta batterie. Il m'est arrivé plus d'une fois de terminer une descente costaude avec un pourcentage de batterie nettement plus élevé qu'au départ. Bien sûr, tu récupères nettement moins en descendant que tu dépenses en montant (pertes par frottement mécanique, par effet Joule, pertes aérodynamiques). Plus tu roules vite, plus les pertes aérodynamiques sont grandes, moins bon est le rendement.
Si tu démarres une grande descente prononcée avec une batterie pleine, tu vas rapidement arriver à une surcharge de la batterie (surtension) avec alarme/ message d'erreur. Il faut prendre ça au sérieux: si tu insistes, tu endommages ta batterie, si tu insistes comme un bourrin, ta batterie pourrait prendre feu! Une solution toute simple: tu fais demi-tour et tu remontes la pente à bonne allure (pour consommer un max) sur qques centaines de mètres puis tu redescends. Si la pente n'est pas trop forte et la route dégagée, tu peux essayer d'accélérer, donc d'augmenter les pertes aérodynamiques, le but étant d'augmenter la dépense en énergie pour ne plus avoir d'excédent à fournir à la batterie.