Je me suis dépucelé sur une ks16 qui a des faux pads recouverts par 2mm de caoutchouc et qui ont la douceur d'un parpaing brut. Mais au bout d'une semaine, ça s'arrange : des oedèmes de 1 cm d'épaisseur se développent aux points de contacts ce qui apporte un peu de souplesse dans la liaison roue--pilote. Autre avantage, par effet de contraste toute autre forme de douleur disparaît totalement.
Bon, après "un certain temps" , le corps a (enfin) ajusté les différentes fonctions de transfert, et on peut arrêter de coincer la roue en mode panique. Il n'empêche, comme je suis un peu "chochotte", j'ai changé pour une roue plutôt moche mais la plus haute et confortable du marché, mais qui se pilote avec les genoux ce qui a nécessité un complément d'apprentissage.
Il me semble clair que plus on est vieux et plus cet apprentissage est laborieux. Après quelques milliers de km on peut être décontracté (le corps reste gainé et fait ce qu'il faut), et on pilote machinalement en se disant "tiens, je suis déjà là !" car on peut aussi relâcher la scrutation méthodique du moindre mégot qui traîne par terre. On affine aussi l'évaluation de la vitesse, ce qui permet de rouler juste en deçà du "please decelerate" (36 dans mon cas), mais seulement sur des parcours habituels dont on connaît chaque obstacle par son prénom. Prudence oblige.